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L’année 2010 a été une bonne année en termes d’investissements médias. Comment s’est située la presse dans cette reprise?
Cela a été une bonne année publicitaire pour l’ensemble des médias. Pour la presse, on observe une progression de 9,9% en chiffres bruts et de 6,1% en pagination. La presse magazine a progressé de 9,4% en valeur et de 7,2% en volume. La presse affiche la 2ème progression, supérieure aux radios généralistes (+ 8%) ou à l’affichage… essentiellement due à la capacité d’attraction du luxe.
En France, on note un accroissement du nombre d’annonceurs de la presse magazine - 4 fois plus que la radio et 7 fois plus que la télévision. Le média magazine a réussi à recruter 402 nouveaux annonceurs en 2010!
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Quelles sont vos perspectives 2011?
Le démarrage de l’année sur le mois de janvier est supérieur à celui de 2010 (+5,9%).
Pour 2011, je table sur une hausse comprise entre 3 et 5%. C’est un objectif plus faible que le résultat 2010 mais l’enjeu est bien la croissance du marché publicitaire du média magazine. Il y aura une première dichotomie entre les grandes marques de presse et les autres.
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Comment les grands groupes de presse peuvent-ils tirer partie d’internet?
Déjà en 2010, les marques de presse vivent en moyenne à 14% du digital. Pour certains titres, le numérique peut représenter jusqu'à 1/3 de leur chiffre d’affaires et la progression du chiffre digital pour les éditeurs est de plus 40% par rapport à 2009. Pour les titres de presse magazine, les ressources digitales dépasseront de plus en plus la publicité traditionnelle, car elles intègrent la vente de contenus sur internet qui rendent la communication plus qualitative.
Les titres de presse font de plus en plus appel à des sociétés de Barter pour financer leurs prestations et services, quelle est votre position?
Ce sont des sociétés comme MBB qui prouvent que le Barter est intéressant et qui l’installent, ce ne sont pas les titres eux mêmes même si certains l’utilisent pour eux mêmes, d’où un réel intérêt. Je suis tout à fait favorable à la création d’une masse monétaire additive car au final c’est cela le barter.
Toutefois, si je peux me permettre, je trouve que le Barter nécessite encore aujourd’hui beaucoup d’explications, de dialogues entre l’annonceur, l’agence média, les régies et … une agence comme la vôtre!
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